8 avril 2018

Petits rappels

Coucou!

J'ai 2 petits rappels à vous faire aujourd'hui.

Premièrement, je vous rappelle qu'il y a maintenant une section "ANNUAIRE DE SERVICES PROFESSIONNELS" sur ce blogue. Si je me fie à mes statistiques, elle est fréquentée (youpie!), alors n'hésitez pas à vous y référer. Et surtout, si vous avez des services à offrir, ne vous gênez pas pour m'envoyer vos informations. Je précise que ça ne s'adresse pas seulement qu'aux gens de la SFFQ, mais bien à toute personne qui offre des services littéraires. (Pour tous les détails et la procédure à suivre, juste aller dans l'annuaire, tout est indiqué.)

Ensuite (oupse!), je viens de me rendre compte que j'étais en train de passer tout droit pour les nominations des prix Aurora Boréal! Hé, cette étape-là se termine demain!

Comme, habituellement, je ne suis pas la seule étourdie à oublier ce genre de chose, voici les informations si vous voulez aller remplir votre bulletin de nominations :
Juste pour que la procédure soit claire : cette première étape permet de présélectionner, parmi un maximum d'oeuvres éligibles, un certain nombre d'oeuvres qui ont retenu l'attention et ont reçu suffisamment de nominations pour se retrouver à la prochaine étape. Par la suite, c'est au Congrès Boréal qu'aura lieu le véritable vote, celui qui permettra de déterminer un gagnant pour chaque catégorie.

Déjà, passer l'étape de la nomination est un grand honneur. (Je me souviens à quel point j'étais folle comme un balai quand ça m'est arrivé!)

Si jamais vous avez envie de m'encourager (vous n'êtes pas obligés, hein), voici mes oeuvres éligibles cette année :
  • Meilleure nouvelle : Lauzon, Isabelle : Mnémose (Solaris 202)
  • Meilleur ouvrage connexe : Blouin, Geneviève/Lauzon, Isabelle/Rocheleau, Carl : Écrire et publier au Québec : les littératures de l’imaginaire (Les Six Brumes)
Votez pour moi si vous en avez envie. Votez pour quelqu'un d'autre si ça vous chante. Mais prenez le temps de compléter vos nominations, car c'est ce qui permet d'avoir un maximum d'oeuvres représentées sur le bulletin de vote final! :)

Voilà, c'était mes petits rappels d'aujourd'hui. Je vous laisse, je dois aller compléter mon bulletin de nomination!

26 mars 2018

Ce qui nous est naturel

Ce weekend, au Salon du livre de Trois-Rivières, je me suis surprise à mentionner, au passage, ma vision actuelle à propos de "ce qui nous est naturel".

Et tiens, je me suis dit que ce serait bien de vous livrer ça ici. Parce que ce n'est pas au détour d'une petite conversation qu'on arrive à expliquer tout ça!

Voyez-vous, dans ma récente réflexion globale à propos de toutes sortes d'aspects, je me suis rendu compte que dans la vie, on se force trop souvent à agir de façon contraire à ce qui nous est naturel.

On dit oui quand on a envie de dire non.
On tolère des situations par politesse, alors qu'elles nous sont désagréables.
On s'empêche de faire certaines choses, en fonction du regard que les autres risquent de porter sur nous.
On s'oblige à faire certaines choses, même si ça ne nous tente pas.

Et là, rendue à cette étape de ma vie, j'ai décidé que c'était assez, et qu'il était temps de prendre un virage. De revenir à ce qui m'est naturel, à moi, et à ce qui me fait du bien au quotidien.

Mon récent billet à propos de l'écriture (qui a connu un franc succès, wow, je n'en reviens pas de voir les statistiques monter) n'était qu'un exemple de ce concept. On m'en a parlé ce weekend, et j'ai senti que chez certaines personnes, ce billet avait suscité une réflexion et, peut-être même, une prise de conscience. Tant mieux.

Maintenant, ceci n'était que la pointe de l'iceberg en ce qui me concerne. Le fait d'avoir rédigé mon dernier billet, et d'avoir vécu l'expérience d'un salon du livre en étant "Isabelle au naturel", m'ont aidée à avancer dans ma réflexion. Je comprends mieux où j'en suis rendue. Et le fait de vous le partager ici m'aide à pousser encore plus loin le processus.

Revenir à ce qui nous est naturel, donc. Laissez-moi vous en dire plus à propos de cette ligne de conduite, qui m'apporte beaucoup de bienfaits au quotidien.

J'ai recommencé à explorer les allées de ma bibliothèque municipale, en gardant l'œil et l'esprit ouverts, et je me permets de vivre de beaux moments de découverte. Un livre me parle? Je le mets dans mon sac. Au pire, si je n'aime pas rendue chez moi, je le laisserai de côté.

Comme je vous le disais dans mon dernier billet, j'écris ce que ça me tente d'écrire. Non seulement ça, mais aussi, j'écris quand ça me tente d'écrire. Quand je sens que ça pousse, que les mots veulent sortir, que ce sera agréable. Je ne force rien, je veux juste que ce soit plaisant.

Aussi, peut-être que certains l'auront remarqué ce weekend (ou pas), mais je ne me maquille plus. Et je n'ai plus de manucure, mes ongles sont courts avec du vernis transparent. Dans les deux cas, c'était pour sauver du temps, et puis à l'usage, je ne trouve pas que ça me manque. Au bout du compte, je ne me sens pas si moche sans ces artifices, la Isa au naturel me plaît bien.

J'ai redécouvert le plaisir de marcher chaque matin sur mon tapis roulant (en regardant Netflix, héhé), à mon rythme, sans pression et uniquement parce que ça me fait du bien. (D'où mon sevrage de maquillage, parce qu'il fallait bien que je récupère du temps quelque part!) Cette pratique me permet de bouger chaque jour, d'avoir moins de bobos et de prendre du temps pour moi. En plus, je remarque que cette marche quotidienne part très bien ma journée : elle me donne de l'énergie et de l'enthousiasme avant d'aller travailler!

Je prends plus de temps pour être avec ma petite famille, c'est redevenu une priorité. Nous menons une vie simple, nous rions et nous écoutons des films, nous mangeons du popcorn et nous nous taquinons.

Au travail, je fais de mon mieux. Je me concentre sur ce que je peux contrôler et j'essaie de livrer un maximum de marchandise. Je prends mon heure de dîner et mes pauses, j'arrive et je termine aux heures prévues. Je ris avec mes collègues, nous avons bien du plaisir au quotidien.

Je me concentre sur le moment présent. Le plaisir du moment. Le bonheur de savourer un bon café. D'ouvrir les persiennes au maximum pour faire rentrer le soleil. D'écouter ronronner mes chats.

Et puis, je prends le temps d'écouter ce que mon corps, ma tête et mon cœur me disent, et aussi ce que mon instinct me souffle (il ne parle jamais assez fort, celui-là). Je me découvre et me redécouvre à chaque jour, à travers les événements de la vie, en observant mieux quels sont mes penchants naturels pour chaque situation.

J'essaie de me concentrer sur l'essentiel, l'agréable, le bien-être au moment présent.

Revenir à ce qui nous est naturel, c'est vivre pour soi, et non pas dans le regard de l'autre. Il n'y a que moi qui sais ce qui est bon pour moi. Il n'y a que vous qui savez ce qui vous fait du bien. On peut s'inspirer mutuellement, mais pas diriger la vie des autres dans la direction qui nous semble la plus pertinente. Cette pertinence, c'est à chacun de la déterminer et de l'appliquer de la façon qui lui convient.

Une fois tout ça établi, et vécu sur une période plus ou moins longue (je me rends compte que certains changements apportés ces derniers mois visaient ce but ultime : comprendre qui je suis, ce que je veux vraiment et revenir à ce qui m'est naturel), je dois dire que je serais incapable de revenir en arrière.

Les points peut-être moins évidents, pour ceux qui me côtoient, sont que je ne me sens plus obligée d'agir contre ma volonté dans le but de plaire aux autres. Je ne me sens plus obligée, non plus, de taire mes convictions ou d'être un caméléon. J'ai horreur du mensonge, de l'hypocrisie et des faux semblants. Je cherche la compagnie de gens vrais, qui vont m'apporter du positif. Le "chialage pour chialer" me rebute au plus haut point. Le négativisme aussi.

Alors, considérant tout ça, il se peut que ça ne plaise pas à tout le monde. Mais pour ceux qui apprécient les personnes vraies, et bien dans leur peau, je pense que la Isa au naturel fera très bien l'affaire.

Quant à mes écrits, encore là, ce qui m'est naturel ne plaira peut-être pas à tout le monde. Chose certaine, ça me plaît à moi, et c'est déjà un bon début!

20 mars 2018

Nouvelles en vrac (et réflexion un peu à contre-courant à propos de l'écriture)

Bonjour à tous!

Je vous fais un petit coucou par ici, le temps de vous donner quelques nouvelles.

Premièrement, je participerai au Salon du livre de Trois-Rivières le 24 et le 25 mars prochain (pour voir mes heures, c'est ici). Alors si vous y allez, j'espère qu'on s'y verra! C'est toujours un plaisir de participer à ce genre d'événement, surtout au kiosque des Six Brumes, où l'on côtoie un maximum de copains.

Je n'ai pas vraiment de nouvelles littéraires en particulier. Ou alors, des choses qui ne sont pas encore assez concrètes pour que je puisse en parler, alors motus et bouche cousue pour l'instant... (Et non, n'espérez pas me tirer les vers du nez, je jure que je ne parlerai pas cette fois! Oui oui, je le jure! Hihihihihi!)

Côté famille, la vie est belle. Pour ceux qui s'intéressent au parcours de Tania (qui en est à sa 4e session de soins infirmiers), elle vit une super belle session de cégep, puisqu'elle voit la pédiatrie et l'obstétrique (elle adore vraiment travailler avec les enfants et les bébés). En ce moment (elle est en stage), elle espère avoir la chance de pouvoir assister à son premier accouchement. C'est tellement fou, de voir son enfant en être rendu à cette étape dans sa vie!!! Ce ne sont pas des études faciles, et j'en profite d'ailleurs pour féliciter toutes les infirmières et les infirmiers qui sont passés par là.

Côté écriture, oui j'écris, mais je ne dis rien de plus à ce sujet. Je suis plate, hein? (Hahaha!) 

Aaaaaah, OK, je vais quand même vous donner quelque chose. Pas à propos de projets en particulier, mais plutôt en lien avec mes réflexions actuelles au sujet de l'écriture. Vous allez voir, c'est un peu à contre-courant de ce qui est véhiculé au sein du milieu littéraire. Et peut-être un peu étrange. Mais bah, à vous de juger (je m'assume très bien là-dedans).

Le courant normal, tel que je le connais, est le suivant : Écrire. Chercher à s'améliorer. Soumettre. Vivre des refus. Être publié. Vivre les salons. Vendre ses livres. (Et quelque part dans tout ça, développer son réseau de contacts, essayer d'avoir plus de projets publiables, espérer faire monter sa cote de popularité auprès du public.) On peut interchanger les étapes, mais ça ressemble toujours un peu à ça.

Depuis mes débuts (il y a quoi, 12 ans?), j'ai suivi ce courant normal, jusqu'à un certain niveau. Mais soudainement, j'ai eu envie de vivre le plaisir littéraire autrement. Après avoir franchi tout plein d'étapes (incluant la rédaction d'Écrire et publier au Québec, qui m'a amenée à un tout autre niveau de réflexion globale à propos de l'écriture), j'ai eu envie de revenir à la base, soit l'écriture en elle-même. Tout simplement.

Voilà le concept : j'ai décidé, ces derniers temps, que mon art (littéraire) devait s'exprimer de façon plus libre, en ayant moins à l'esprit l'idée de publier mes textes. La base de tout ça, c'est que je veux me sentir à l'aise d'écrire certains textes à ma façon, tels qu'ils me conviennent et comme j'ai besoin de les écrire. Sans nécessairement avoir en tête de les montrer. Ni de tenter de les faire publier. Ni que quelqu'un vienne donner son opinion dessus. Ni que ça convienne à certains standards établis.

Alors j'écris. Je finalise. Je mets de côté dans un répertoire qui s'intitule "Réserve". Et puis c'est ça. Pas de soumission pour le moment, juste le plaisir d'écrire. 

Voyez-vous, je sens que je suis rendue à une autre étape de ma vie. J'ai atteint l'âge respectable de 41 ans (bientôt 42, je n'ai pas honte de le dire). Mes enfants sont grands et je récupère du temps pour être avec mon conjoint, profiter de la vie, pouvoir accomplir certains rêves. Après avoir accumulé certains succès (modestes) en matière littéraire, et avec tout ce que j'ai vécu et que je vis encore dans le milieu du travail (incluant de belles réalisations là aussi), je suis arrivée à une étape de vie où je ne ressens plus autant de pression à performer et à accumuler les succès en tous genres. Ça doit être l'âge, ou bien la sagesse qui commence à rentrer. Une certaine sérénité qui s'installe, et une plus grande compréhension de ce que je veux vivre, et des rêves qu'il me reste à accomplir. 

L'un de ces rêves est d'avoir écrit un maximum de mes histoires avant de mourir. C'est fou, hein?

J'ai plusieurs textes qui ont été laissés de côté au fil du temps, et que j'ai envie de finaliser, tout simplement. Pas nécessairement pour que des maisons d'édition les aiment, mais juste pour moi. Pour être allée au bout du processus, pour avoir écrit ces textes et qu'ils soient derrière moi.

Et puis un jour, peut-être que j'aurai envie de les soumettre, et de voir s'ils ont de l'avenir, mais ce n'est pas d'actualité. Je ne veux pas penser à ça, parce que je trouve que ça pervertit mon processus littéraire. Ça me freine, ça m'enlève de la liberté d'expression.

C'est capoté, hein? (Oui, je sais que je suis bizarre!) Bof, pas tant que ça, me semble...

Voyons la chose autrement : D'après vous, est-ce que l'artiste doit considérer son art comme valable uniquement par le biais du regard des autres? Ou autrement dit : Est-ce qu'un texte doit être considéré pertinent juste s'il est publié? Un tableau beau juste s'il est acheté? Une photographie réussie juste si elle gagne un prix?

En ce qui me concerne, après un processus introspectif (qui a englobé toutes sortes de réflexions à propos de toutes sortes de sujets, croyez-moi, vous ne voulez pas être dans ma tête!), j'ai décidé que l'art, peu importe en quoi il consiste, est valable en lui-même. Ne serait-ce que parce qu'il nous permet de nous exprimer, de mieux nous comprendre, d'évoluer. Et pour le reste (appréciation des autres, réussite ou échec, notoriété ou pas), eh bien, c'est un autre sujet à part.

Ouais, je sais que j'ai bien de la chance : je n'attends pas après l'écriture pour me faire vivre (pas du tout), j'ai un emploi qui me satisfait pleinement au quotidien, et je considère avant tout l'écriture comme un exutoire, et un excellent moyen de me vider la tête de toutes ces histoires qui l'encombrent. Alors oui, je sais, je suis déjà bien plus libre que d'autres.

Mais j'avais besoin de plus. De la liberté totale de faire toutes les niaiseries (littéraires) dont j'ai envie. De la liberté totale de ne pas me sentir forcée de plaire à quelqu'un, en étant juste moi-même, en accouchant de mes histoires de la façon qui me semblait la plus naturelle. (Ah, bon sang, c'est jouissif, je vous jure!)

N'allez pas penser que je mets de côté toute ambition de publication (que non!). Je reviendrai certainement, en parallèle, à des projets plus standards et qui viseront la publication. Et puis, qui sait, peut-être que certains textes, dans ma réserve, me feront de l'oeil pour d'éventuelles soumissions?

Pour le moment, le simple plaisir de me permettre de créer en toute liberté, en faisant taire mon juge intérieur, me rend très heureuse. Je vous souhaite de vivre cette expérience, ne serait-ce que pour un texte, sans avoir d'intention de publication derrière la tête. On écrit autrement, davantage avec ses tripes je dirais, et en se laissant plus aller. Et ça, c'est vraiment très satisfaisant!

Allez! Au plaisir de croiser certains d'entre vous à Trois-Rivières! Il y a le Congrès Boréal qui s'en vient aussi, j'ai hâte de voir la programmation!

12 février 2018

Accepter de repartir en neuf

Bonjour à tous!

J'ai eu envie de venir faire un tour par ici, question de vous partager un petit truc d'écriture que j'applique en ce moment même.

(Disons que ça me fait une petite pause entre deux séances de retravail. On procrastine comme on peut, hein?)

Voyez-vous, je suis en train de travailler sur un texte qui m'a beaucoup fait enrager ces derniers temps, mais qui est joyeusement en train de débloquer aujourd'hui. (Youpie!!!)

J'avais vraiment du mal avec ce fameux texte. J'aime beaucoup l'histoire, le premier jet a été écrit et retravaillé (et re-re-re-travaillé), c'est très bien du côté du français et de l'orthographe... Mais ce n'est pas encore ÇA.

Plutôt que de trouver le texte achevé, je le trouve bancal. Il y a de gros problèmes de fond, ça ne marche pas. Par contre, j'ai beau passer et repasser sur le texte, je n'arrive à rien de constructif.

Dans ce genre de situation (on veut garrocher notre ordinateur par la fenêtre et ne plus jamais, jamais écrire de notre vie - OK, j'exagère peut-être, mais juste un peu), j'ai déjà appliqué certaines méthodes :

  • Faire lire le texte par un ou des bêta-lecteurs (question qu'ils me pointent les problèmes)
  • Laisser le texte dormir un peu (question de prendre du recul, et de revenir éventuellement avec un oeil neuf)
  • Travailler sur autre chose pour me changer les idées (ou bien juste me changer les idées tout court avec Netflix, un bon livre, du magasinage, un jeu vidéo ou toute autre source de procrastination - même les tâches ménagères étant une excellente alternative)
  • Abandonner le texte et me dire qu'il n'a pas de potentiel (ce qui n'est absolument pas une méthode ou une solution adéquate, j'en conviens, mais bon...)
Par contre, à présent, j'applique une méthode que je trouve très constructive, soit celle du "Allez, repartons donc en neuf". 

Ce n'est pas sorcier, en fait. En gros, je me crée un nouveau fichier, et je repars de zéro (bon, pas de zéro, mais dans mon imagination c'est un peu ça). L'objectif est de laisser de côté mes idées préconçues. De rebâtir le texte en entier, morceau par morceau. 

Je ne sais pas si vous avez essayé cette méthode (bah sûrement, mais j'aime partager ce genre d'astuce, ça finit toujours par trouver preneur). Personnellement, je trouve vraiment difficile d'accepter d'en arriver là. Avant, j'essaie souvent les méthodes citées plus haut. Et je rame. J'enrage. Je désespère.

Ce qui est drôle, c'est que dès que je me décide à appliquer le "Repartons donc en neuf", tout s'illumine... et je me rends compte que le travail à accomplir n'était pas si énorme! (et je me traite de tous les noms d'avoir tant hésité avant d'accepter cette avenue!)

En toute logique, plein de bouts du texte fonctionnent déjà. Il suffit de les recopier et de les modifier un peu si nécessaire. Pour le reste, on laisse de côté ce qui ne fonctionne pas, et on écrit de nouveaux passages qui se rattacheront mieux avec le reste.

C'est vraiment une question de lâcher prise, d'y aller par étapes... et d'accepter de sabrer dans les mots qui ne fonctionnent pas (ce ne sont que des mots, on ne tue personne au bout du compte). Et surtout, d'ouvrir son esprit à une vision nouvelle.

En repartant l'aventure avec un nouveau fichier, je me sens plus libre d'explorer. Oh, je conserve toutes mes autres version, alors rien n'est perdu.

C'est vraiment psychologique, au fond. En repartant en neuf, à part du projet existant, je peux me dire que je ne fais que m'amuser. Que j'essaie des avenues, et que si ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave.

Statistiquement parlant, je dirais que cette méthode m'a permis d'atteindre mes objectifs dans 100 % des cas. Ce qui devrait, logiquement, faciliter mon acceptation à l'appliquer plus rapidement. Ah ben non, on dirait que j'aime me donner de la misère... Enfin, on ne se refait pas, hein?

Allez, je retourne à mon texte! Parce que c'est bien beau procrastiner, mais ce texte-là ne se réécrira pas tout seul!

13 janvier 2018

Le "Journal de bord"

J'ai commencé, il y a quelques mois, à instaurer une nouvelle façon de faire pour mes projets : j''utilise maintenant un "Journal de bord".

Je peux même revenir en arrière et vous dire d'où m'est venue cette idée : lors d'un atelier donné par Geneviève Blouin, quand elle nous a parlé de la méthode du "flux de pensées". Je me suis alors dit que ce serait bien, de pouvoir noter mes pensées, mes réflexions et mes idées au fur et à mesure, pour chacun de mes projets (surtout pour les plus longs).

Parce qu'on le sait, parfois on a des idées et des concepts, mais ça évolue au fil du temps. Et si on ne garde aucune trace de nos réflexions, même si ça semblait clair sur le coup, éventuellement notre esprit en perd des bouts.

Bon, j'avoue que j'ai tâtonné un peu au début. J'ai instauré un "Journal de bord" plus global, pour tenir compte des projets qui m'intéressaient sur le moment et de tout ce qui me venait en tête à leur sujet, mais ça devenait trop lourd à gérer. Difficile de s'y retrouver dans ce fouillis!

En réalité, mon besoin était de me souvenir de tout ce qui m'était venu en tête lors de l'élaboration de chacun de mes concepts, et de pouvoir m'y référer plus tard. Alors, j'ai instauré le journal de bord par projet.

La méthode est bien simple :

- Dans le répertoire de notre projet, on se crée un fichier texte (Word en ce qui me concerne)
- On met comme titre "Journal de bord"
- On passe quelques retours et on met la date, et en-dessous on met nos réflexions, décisions, commentaires, doutes, etc. (ça peut être tout croche, ce n'est pas grave)
- On enregistre, et on ferme si on a fini
- Par la suite, dès qu'on a d'autres trucs à y ajouter, un met *** avant la date, et on ajoute du texte au-dessus

Ça donne à peu près ceci :


JOURNAL DE BORD

2018-01-13
J'ai eu telle idée aujourd'hui, à propos de tel personnage qui ferait tel truc, dans une scène qui permettrait de mettre en scène telle affaire.

***
2018-01-12
Je suis revenue en arrière et en effet, je vais oublier telle idée, et je vais plutôt repartir avec le concept initial, soit blablablabla.

***
2018-01-11
Je ne sais plus trop si je veux tel élément, parce que ça impliquerait tel trucmuche. Je doute que ce soit la bonne voie, alors il faut que je réfléchisse encore.

***
2018-01-10
Je commence le projet X, que je vise pour tel public et que j'aimerais soumettre à telle maison d'édition. (Et blablabla sur les thèmes que je veux aborder, pourquoi je veux l'écrire, le concept de base, etc.).


Bon, vous me direz que ça n'a rien de super original, et que n'importe qui peut se bâtir un fichier comme celui-là (vous le faites peut-être déjà?). Ou alors, qu'on peut mettre ce genre d'information dans un carnet (j'avoue que les carnets et moi, ça fait deux, je finis toujours par les mettre de côté!).

Quand même, je voulais vous partager cette méthode, parce qu'elle m'aide beaucoup dans mon processus. Depuis que je l'utilise, je ne perds plus les éléments de mes réflexions, et je suis plus à même de revenir en arrière si jamais le texte n'a pas bifurqué du bon côté (ça arrive, hein!).

Parfois, je me recopie des bouts de réflexions (qui peuvent être des dialogues, du texte bien écrit, je mets ce qui me vient sur le coup) dans mon manuscrit ou dans mon plan.

L'important avec mon journal de bord, c'est que je ne me censure pas, et que je n'essaie pas trop d'organiser mes idées, ce qui est très libérateur et générateur de créativité. L'ordre et la structure, ça viendra par la suite. Parfois, j'ai surtout besoin de me vider l'esprit, d'explorer les avenues possibles, de réfléchir à propos des conséquences de tel ou tel choix.

Oh, bien sûr, si je pars sur une lancée avec mon manuscrit, je laisse les outils de ce genre (journal de bord, plan, fiches de personnages ou autres) et j'écris! Quand ça va bien, on ne se bloque pas pour mettre de l'ordre dans ses fichiers de soutien, n'est-ce pas? Par contre, je trouve rassurant d'avoir accès à des outils quand je bloque ou que je ne sais plus où j'en suis.

Voilà, j'avais envie de vous partager cette méthode toute simple, qui m'aide beaucoup!

7 janvier 2018

Annuaire de services professionnels - C'est un départ!

Suite à mon billet d'hier, je peux vous annoncer officiellement que l'ANNUAIRE DE SERVICES PROFESSIONNELS a vu le jour!

Vous le trouverez ici : https://laplumevolage.blogspot.ca/p/annuaire-de-services-professionnels.html (ou, si vous préférez, vous cliquez tout en haut de la page de ce blogue).

Je précise, pour référence future, que cet annuaire vise à promouvoir les services offerts par des artisans du milieu québécois. Donc, les entreprises ne sont pas ciblées.

Si vous souhaitez ajouter votre nom à cet annuaire, il suffit de m'envoyer un courriel au isabouquine@hotmail.com, en indiquant les informations suivantes :

- Votre nom
- L'adresse courriel à laquelle on peut vous joindre
- Une adresse de site internet ou de blogue (s'il y a lieu)
- Liste des services que vous offrez (exemples de services pertinents, liste non limitative : accompagnement, animations, ateliers, coaching, consultation, critique de manuscrit, direction littéraire, mentorat, rédaction, révision linguistique)

Au plaisir!

6 janvier 2018

La direction littéraire, qui en fait? Et quels autres services offrez-vous?

Il arrive à l'occasion qu'on me demande si je fais de la direction littéraire (et même, si j'offre d'autres types de services).

Aussitôt, je réponds que non, je n'ai pas le temps, ni l'envie de me livrer à ce genre d'exercice. Je laisse plutôt d'autres collègues s'en charger (et facturer la somme pertinente reliée à ce genre de service, qui peut parfois s'avérer ingrat!).

Ce qui est drôle, c'est que je me retrouve souvent à devoir expliquer ma vision. On me dit que j'ai tout ce qu'il faut pour pouvoir aider d'autres auteurs. Que je me sous-estime (meuuuh non, qui, moâââ?). Que je devrais le faire, car certains seraient prêts à me payer pour ça (ouaip, on me l'a offert).

Bon, mettons les cartes sur la table : oui, j'ai déjà aidé des auteurs (débutants ou des copains), mais sans jamais charger quoi que ce soit. Parce que j'en avais envie, tout simplement, et je l'ai d'ailleurs encore fait récemment. Par contre :
  • J'ai déjà un boulot alimentaire, et il y a longtemps que j'ai décidé que tout ce que je ferais en lien avec le milieu littéraire, ça devrait être accompli par plaisir et par passion. 
  • N'ayant clairement pas l'intention de faire de l'écriture ma source de revenus principale, j'ai un net manque d'intérêt face à l'idée d'offrir des services payants, et d'accorder à ce type d'activité le temps qu'il nécessite.
  • Je préfère nettement agir à titre de bêta-lectrice, voire même d'accompagnatrice ou de conseillère (disons), parce que ces termes me semblent plus en accord avec ma vision.
  • Je manque déjà de temps pour travailler sur mes propres projets, alors si j'aide les autres, ça doit être à petites doses!
Mais si jamais ça peut en rassurer certains (j'ai notamment été questionnée durant le Salon du livre de Montréal à ce sujet), oui, il y a des gens du milieu qui acceptent de faire de la direction littéraire (ou autres services connexes). 

Par contre, une petite mise en garde : ne vous attendez pas à ce que ce soit gratuit... (Je le précise, parce que certains aspirants auteurs pensent parfois que ça devrait être le cas!) Chaque peine mérite salaire, comme on dit. Alors si vous voulez qu'un professionnel vous aide, il y aura sûrement une certaine somme à payer (dépendant des services dont vous aurez besoin).

Ceci étant dit, je constate qu'étrangement, les gens du milieu qui offrent des services ne sont pas toujours faciles à trouver. Les recommandations semblent beaucoup fonctionner par bouche à oreille, et les informations ne sont pas nécessairement affichées sur le web (ou alors, leur emplacement est un peu obscur pour le néophyte, qui ne sait pas où chercher).

Une idée comme ça : Est-ce qu'on ne pourrait pas se bâtir un petit bottin, auquel pourraient se référer les intéressés?  Il me semble que ce serait pertinent. Je serais même prête à héberger ce bottin sur mon blogue (par exemple, sur une page à part).

Allez, je tente le coup, et allons y plus largement pour les types de services offerts :

Si vous offrez des services littéraires (direction littéraire, révision linguistique, accompagnement, coaching, ateliers d'écriture, etc.), envoyez-moi le tout par courriel au isabouquine@hotmail.com, en précisant les informations suivantes :
  • Votre nom
  • L'adresse de votre site internet (ou blogue), s'il y a lieu
  • Vos coordonnées (ex. : adresse courriel et/ou téléphone, pour que les gens sachent comment vous rejoindre)
  • Les services que vous offrez (ne vous gênez pas si vous souhaitez préciser les genres littéraires que vous ciblez particulièrement)
Allez, ne soyez pas timides! Si vous voulez publiciser vos services, c'est le moment! Ainsi, on pourra tous se référer à ce petit bottin pour aider les gens à vous trouver.


Si on obtient une liste assez conséquente, je promets d'afficher le tout sur mon blogue (ne vous inquiétez pas, je vous tiendrai au courant du résultat).

En attendant, si ça peut en aider certains, voici les coordonnées de deux personnes du milieu qui, d'après ce que j'en sais, offrent des services littéraires (liste non limitative, qu'ils pourront compléter s'ils le souhaitent) :

Geneviève Blouin
http://laplumeetlepoing.blogspot.ca/
genevieve_blouin@outlook.com 
Ateliers, direction littéraire, mentorat et rédaction

Eric Gauthier
http://ericgauthier.net/
Ateliers, consultations en écriture, critiques de manuscrits


Bon, je retourne travailler sur l'un des textes de Tania (ma fille), pour faire de la direction littéraire de l'accompagnement et l'aider à l'améliorer. Vous l'aurez compris, on travaille toujours très fort sur notre projet de recueil en commun!

5 janvier 2018

La structure d'un album jeunesse (conseils donnés par Pierre Chartray)

Dernièrement, j'ai transféré à une amie auteure des conseils qui m'avaient été donnés jadis par le regretté Pierre Chartray (un homme merveilleux, plein de générosité et qui aimait aider les auteurs en devenir - étant lui-même auteur et éditeur), à propos de la structure idéale d'un manuscrit d'album jeunesse.

Quand je suis retombée dans mes archives, je me suis dit "Tiens, pourquoi ne pas partager ça avec un maximum de monde?" (Ne vous inquiétez pas, j'ai obtenu la permission de sa femme, la si gentille Sylvie Rancourt)

Les gens comme Pierre Chartray et Joël Champetier (qui était, lui aussi, un homme admirable et très généreux de son temps avec les auteurs) n'étant plus parmi nous pour nous transmettre leurs précieux conseils, je pense qu'il nous appartient, à nous, de la génération suivante, de prendre un peu le relais.

Voici donc les conseils en question :
  1. Si on vise un projet d'album jeunesse, on doit idéalement (pour améliorer ses chances) présenter à l'éditeur un projet d'album déjà divisé de façon conforme, ce qui lui facilitera grandement le travail pour évaluer le manuscrit. (Voir la "STRUCTURE PROPOSÉE" plus bas)
  2. Idéalement, on ne se jumelle pas tout de suite avec un illustrateur, car plusieurs éditeurs préfèrent que ce soit l'un de leurs illustrateurs "maison" qui fasse le travail (bien sûr, si on est soi-même illustrateur et qu'on fait ses propres dessins, ce conseil s'applique moins - et des exceptions sont possibles, alors ce n'est pas un interdit absolu non plus).
  3. Côté longueur, un album de 1500 mots pourrait être pertinent (mais évidemment, tout dépend des maisons d'édition, c'est juste une approximation).
  4. Il est généralement plus difficile de faire accepter un projet d'album qu'un projet de roman jeunesse. Donc, dépendant de l'éditeur ciblé, on peut présenter le projet en album ou en roman (en divisant le tout différemment).


STRUCTURE PROPOSÉE (basée sur les conseils de Pierre Chartray)
« Pour la séparation en pages, c'est ce qu'on doit faire de toute façon avant de commencer les illustrations d'un album. Quand j'en écris un, je m'assure que je suis capable de bien diviser le texte en 24 ou 32 pages de façon à ce qu'il y ait au moins 10 double pages d'illustrations pour un 24 pages et 14 pour un 32. Quand on me soumet un texte d'album, il faut que le texte ait un maximum d'environ 1200 mots pour un 24 pages, et 1500 pour un 32 (sinon c'est difficile de l'insérer dans les illustrations) et qu'il se prête bien à 10 ou 14 double pages d'illustrations. C'est un bon exercice à faire avant d'envoyer un texte d'album à un éditeur. » - PIERRE CHARTRAY

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p. 4-5
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p. 6-7
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p. 20-21
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p. 22-23
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Voilà, en espérant que ces conseils sauront faire leur bout de chemin afin d'aider certains auteurs!

Bien sûr, si vous avez des commentaires/des suggestions, ne vous gênez pas pour apporter votre contribution à ce billet (peut-être que vous avez une vision différente du sujet, ou que certaines situations ont changé depuis ma conversation avec Pierre, qui date quand même de plusieurs années).

Et si vous avez envie d'aller consulter les nombreux conseils que donnait jadis Pierre sur son blogue, je vous recommande d'aller y faire un tour. Même si Pierre n'est plus parmi nous, plusieurs de ses conseils sont tout à fait d'actualité.

(Et oui, c'est un peu une façon de le conserver un tout petit peu avec nous...)

2 janvier 2018

Et puis, l'année 2018, qu'est-ce qu'on en fera?

Bonjour à tous et BONNE ANNÉE!!!

Les rétrospectives de l'année 2017 et les objectifs pour 2018 abondent sur la blogosphère, et je m'en serais voulue de ne pas y contribuer moi aussi.

Je ne me lancerai pas ici dans une longue rétrospective de l'année 2017 (parce que ça ne correspond plus vraiment à ma philosophie de vie, qui est, en gros, de "laisser le passé derrière, vivre le moment présent au maximum et songer à tout ce qu'il y aura de beau dans le futur"), Mais quand même, il est toujours intéressant de faire un petit tour d'horizon.

Je dois dire que 2017 a été une année charnière en ce qui me concerne. Parmi mes acquis de 2017, le plus cher à mon coeur est que j'ai (enfin!) appris à mieux prendre soin de moi et à atteindre un bel équilibre dans les diverses sphères de ma vie.

Côté projets d'écriture, 2017 a vu la concrétisation d'un gros projet sur lequel je travaillais (en compagne de Geneviève Blouin et de Carl Rocheleau) depuis 3 ans, soit Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire. Ce guide pratique pour les auteurs fait son bonhomme de chemin, et des gens prennent la peine de m'écrire pour m'en donner de bons commentaires. C'est vraiment très apprécié!

Nous avons aussi eu le plaisir de voir le projet Horrificorama aboutir (15 histoires d'horreur, écrites par des auteurs différents). Là aussi, je reçois de bons commentaires de ma nouvelle (certains sont déstabilisés que je sois allée jusque-là, tandis que ma mère aurait voulu que j'aille encore plus loin! Hihihihihi! Sacrée maman...).

Côté nouvelles littéraires, j'ai publié Mnémose (Solaris #202), un texte très cher à mon coeur.

Ah, et j'ai tâté du côté du numérique avec un recueil autopublié sur Amazon, mais comme je le mentionnais dans un billet précédent, ça n'a pas donné des résultats probants. Je suis contente de l'avoir fait parce que je voulais voir si c'était une voie intéressante pour moi, et puis finalement bof, pas vraiment.

Et LA grosse nouvelle plate de 2017, qui n'est plus un secret (puisque Dominic Bellavance a mentionné la chose sur son blogue), c'est que l'aventure avec la maison d'édition Porte-Bonheur (avec qui j'ai publié 2 livres) est terminée. Pour les curieux, oui, c'était de cela qu'il s'agissait quand je parlais de "déboires avec un certain éditeur". Une nouvelle bien triste, et je profite de l'occasion pour transmettre mes sympathies à tous mes collègues auteurs qui, comme moi, ont subi des pertes dans cette aventure.

Malgré tout, rassurez-vous, 2017 s'est achevée pour moi dans une grande sérénité et une grande joie de vivre. Et si j'ai à me formuler des souhaits pour l'année 2018, c'est que ça se poursuive sur cette lancée!

Entre autres, j'ai hâte de voir quel sera l'accueil des éditeurs auxquels j'ai envoyé mon manuscrit pour mon projet F (développement personnel pour les femmes), dont j'ai déjà parlé ici. Ce projet-là est vraiment important pour moi (j'y pensais depuis plusieurs années), et j'espère qu'il saura trouver sa niche. Déjà, de l'avoir terminé et soumis est une grande étape de franchie.

En ce moment, Tania et moi travaillons fort sur notre projet de recueil en commun. J'espère bien que nous serons capables de le terminer avant son retour au cégep! Il restera à voir à qui nous décidons de le soumettre (nous avons quelques cibles en tête). Pour ce projet aussi, le plus important sera de l'avoir enfin concrétisé. Nous en parlions depuis des années (en y travaillant à petites doses), mais il était temps de nous y mettre plus sérieusement.

Et bien sûr, je pourrais continuer encore longtemps (il s'est passé plein de choses en 2017), mais le principal a été dit. Bien sûr, il y a plein d'autres projets sur la table, mais j'en parlerai lorsque ce sera pertinent.

À ce stade-ci, je n'ai pas de grosses résolutions ou d'objectifs bien ciblés pour 2018. Je souhaite simplement continuer d'évoluer en tant qu'auteure, en me faisant confiance et en veillant à concrétiser au maximum mes projets en chantier. Je continue avec les objectifs SMART dont je vous avais parlés, et ça se passe bien.

Mon gros défi, c'est d'appliquer cette méthode aux gros projets.

Parce qu'en fait, je ne vous ai pas dit toute la vérité : oui, j'ai un objectif en tête pour 2018 (et pour le futur). Et cet objectif, c'est d'oser plonger dans de plus grands projets. Des ROMANS (oui oui, avec des majuscules!). Jusqu'ici, j'ai restreint mon investissement de temps dans les projets de grande envergure, mais je suis bien décidée à oser davantage de ce côté.

Voilà, au plaisir de lire vos rétrospectives/vos objectifs sur vos blogues, et de vous croiser en 2018!

14 novembre 2017

Ouaip, le Salon du livre de Montréal, ça y est!

Alors là, je dois dire que j'ai VRAIMENT, VRAIMENT hâte au Salon du livre de Montréal!

Hâte parce que je vais revoir plein de monde de la gang littéraire.

Hâte parce que c'est un super gros salon, il y a plein de livres et d'auteurs.

Hâte parce que ma fille sera avec moi samedi, et qu'on va en profiter pour bouquiner un peu (et pour commencer à regarder les cadeaux de Noëlm, hé oui, on est rendus là!).

Hâte parce qu'il y a le lancement collectif des Six Brumes le samedi (16h à 18h, kiosque 316), et que je vais sûrement y voir plein de monde (vous êtes les bienvenus!).

Hâte parce que... parce que ce salon-là, c'est MON salon, celui qui se passe le plus près de chez moi, et j'adore m'y perdre, y tourner en rond, y prendre des bains de foule et y avoir chaud! (bon, j'exagère peut-être un peu)

J'espère vous y voir, gang!

Kiosque 316
Samedi 11h à 18h
Dimanche 11h à 17h